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_le fond de l'air_est nomade Lire en fête!Attentats boulangers
De l’art de lire et des mets
De l’art de rire et d’aimer
Ce vendredi soir nous étions 4 à préparer notre action du lendemain chez moi. Céline ma douce amie à la voix inimitable. Joseph mon compagnon, et Simon l’initiateur de cette expédition.
Les idées fusaient, vagues. Nous n’étions surs que de peu de choses finalement : lire et distribuer un morceau de tartine.
Pain Beurre et Chocolat.
Cela ne me suffisait pas, il me fallait trouver ma place, l’idée que j’allais apporter matinale le samedi.
Nous sommes pourtant partis à l’épicerie en quête des précieux ingrédients trinitaires qui prêtèrent le jeu à d’étranges débats. Fallait-il privilégier l’aspect facile à tartiner du beurre industriel, de la margarine? Poudrer le chocolat ou choisir de l’étaler en pate sur la tartine?
Une fois revenus ces mêmes interrogations nous poursuivirent:
Découper des petits morceaux de pain et ensuite appliquer une fine couche de beurre et appliquer la poudre chocolatée en pincée , ou bien tout tartiner d’abord et tout découper après?
De ces techniques celle pour laquelle j’étais la plus douée était de tout dévorer sans prétexte.
La nuit venue, l’heure du réveil demeurait mystérieuse.
-5h30 ou 6h30 chez moi?
-Les deux mon capitaine.
-A quelle heure l’abordage moussaillon?
-Hardi gabier, fier matelot, brave canonnier, mousse petiot!
-Bon, bon, mais à quelle heure précisément?
-D’un instant à l’autre…
Vers 6h20 débarquèrent chez moi Céline vétue intégralement de vert, Simon en rouge vif, bonnet compris, puis Raphaël notre 5ème comparse dans des teintes moins franches mais toutes aussi originales. Joseph, inspiré par les messages de la veille arborait mon pantalon bleu pour faire figure de marin des villes. Quand à moi, j’étais "bioman force jaune", aussi lumineuse qu’un phare dans la nuit.
Au petit matin encore brumeux m’était revenue à l’esprit l’histoire de Bouba qui vendait de délicieux espoirs dans sa boutique.
La page du samedi était éloquente.
Le samedi est un jour resplendissant.
Certains disent même : « le meilleur jour pour les espoirs ».
Ce jour là , ils ne sont ni chauds, ni épicés, ni sucrés. Ils sont vivants.
Personne ne se rend à la boutique. Car les espoirs viennent dans les maisons.
Le samedi on ne les mange pas : on les respire.
Et c’est suffisant.
Au lance-pierre nous avons donc coupé papiers et armé stylos pour obtenir des espoirs à distribuer aux gens matinaux.
Avant 7h nous étions tous dehors.
Tartine en main, livre en fête et espoir au cœur.
La nuit régnait encore et un brouillard opaque se propageait dans les rues.
Simon lançât le premier éclat. Il était d’un aplomb rare, lisait avec force conviction. Peu semblait lui importer la réaction de surprise de ses interlocuteurs.
Nous apercevions quelquun dans la rue et foncions vers lui _à cinq_ plateau de tartine promptement offert, comme un commando littéraire en lutte pour éveiller le peuple hagard.
Un bus s’arrête et nous nous embarquons à son bord_
Repartons sourire aux lèvres, fiers d’avoir transformé un peu de la monotonie du quotidien.
Il y eu des instants de grâce, lorsqu’une personne ouvrant ses volets , Céline qui n'avait rien manqué à la chose, sortit sa bote secrète et déclama telle Roméo du bas de la rue son texte avec assurance et bienveillance pour ce nouveau levé.
Mon instant précieux ce fut... Cette grand-mère à qui je prenais doucement le bras pour lui souhaiter tous les espoirs du monde. Son sourire a attendri tout l'équipage. Même Simon le militant avait l'air touché quand je croisais son regard.
Nous avons pris un café dans la boulangerie du coin.
Tout y était chaud et doux comme un baiser. Je n'y sentais pas d'effort. Nous surprenions les acheteurs de croissants/baguette par notre énergie, nos tartines et nos textes de circonstance.
Vint le moment où comme nous tombions à court de tracts pour annoncer le programme du jour et qu'il fallait quérir une courgette de 10kg pour la soupe de mots, nous nous sommes scindés , partants à 2 ou à 3.
De retour chez moi pendant que je duppliquais à renfort de photocopieuse les 2 programmes restants, Raphaël s'acharnait à rassembler tous les espoirs passés et à venir sur le tapis multicolore du salon.
Imprimée verte sur vert, Céline dormait Caméléonne sur le canapé.
Dis moi Céline, les années ont passé...
Retour du marché, légumes achetés, Joseph et Simon nous rejoignent. On reprend un café pour se donner de l'entrain et décider de la suite. La dernière mission sera la boulangerie de la Glacière.
A peine entrés, la boulangère nous sourrit et nous accueille de sa bonne humeur légendaire.
...........
à suivre
Parlez moi d'Amour!"On a passé du temps à la plage
et puis
On a couru aprés un chat sauvage
et puis
On a posé nos mains sur un cartoon
et puis
On est descendu le long du rivage
Dessins animés, c'est ce qu'on est"
Ce mardi 15 Avril à 18h au Molodoï à Strasbourg:
Notre tout nouveau tout beau spectacle déjanté de cabaret foufoufou, pour la modique somme de 4 euros.
Au menu: 5 incroyables nanas, 1 garçon fantastique, des choré d'enfer, des chats, du chocolat, de la tendresse, de la violence, de la spiritualité!!!
Les enfants sont admis car c'est rigolo.
Avec Aline B, Agathe Bouvet, Emilie, Pauline, Océane Chocron , et Mathieu Shmitt pour les arrangements et la musique. Et Zouaoui Chebbab pour la mise en scène.
Alone With EverybodyJe cours_ Loic LantoineEn concert hier soir dans la petite ville de Schiltigheim où j'ai élu domicile. Loic Lantoine parolier et interprète de "An Ons" françaises engagées, n'était pas en reste avec son comparse François Pierron et leur poésie, leur parler juste et leurs coups de gueule.
Les cheveux de ma sœur, capturés par ma main Fallait pô qu'elle m’embête Là faut qu’on se console, Son sourire sous ses larmes J’lui dirait qu’j’l’aime demain .. En attendant, Frangine, Nos joies creusent des rigoles Les dix balles à bonbons piquées à ma maman A la bourse de l’amour font une fortune d’un rien Son cahier à chansons chanté de temps en temps Quand je m’en foutais bien J’avais tout .. Les miens .. Les soirs de réveillons, on osait s’embrasser M’en fous du .. comment ? .. Père noël Faut voir c’qu’on était beau Et les dimanches d’ennui où mon père me f’sait des jouets, Ouais ! Comment on dit par chez nous … Ch’est du sang, ch’est nin d’l’eau C’est du sang, c’est pas d’l’eau Je cours Dans l’autre sens de la terre Je cours et me fatigue Je ne rattrape rien Et le temps ne me laisse Que souvenirs et regrets Et je cours .. Plus tard des amitiés qui s’oublient doucement M’ont bousculé la tête On s’est tant canaillé, on fumait en cachette T’as vu l’voyou .. Le grand ! On trichait à l’école, même pendant les dictées On a dragué les filles .. On en a eu quelques unes qui m’ont appris des trucs .. J’aurai jamais cru ça ! J’ai su qu’un p’tit derrière, ça pouvait être une dune Qu’si tu mélanges des lèvres.. Bah t’as le cœur qui bat ! On s’est construit le monde, avec nos regards neufs Le lendemain un autre venait le remplacer On avait tout compris .. De la poule ou de l’œuf Mes frères de petit grand Vous m’avez dessiné Et je cours Dans l’autre sens de la terre Je cours et me fatigue Je ne rattrape rien Et le temps ne me laisse Que souvenirs et regrets Et je cours .. Et quelques pas plus tard, je suis tombé d’amour ! Pour une pas’pareille qui a su me faire pousser Rien que d’y re..rêvé, je crois qu’la vie .. J’suis pour ! Nos rires sont ma fierté, on a tout inventé On a appris nos corps, on a mêlé nos têtes Et on s’est ressemblé, des jumeaux amoureux De la peur de grandir, on a fait une fête ! Y’en avait plein pour nous … Et un peu moins pour eux. Si les ans .. Bah voyons ! Nous on r’fait étranger Je recompte en moi nos dizaines de milliers d’heures, alors … Alors c’est pas toi qui m’apprendras à langer .. Porte toi bien p’tite Madame ! Je vous rend au bonheur … Je cours Dans l’autre sens de la terre Je cours et me fatigue Je ne rattrape rien Et le temps ne me laisse Que souvenirs et regrets Mais je cours .. Et vivement demain ! LES GITANS Paroles et Musique: Mano Solo / Jean-Louis SolansLES GITANS Il fait beau au soleil sur le pont Je regarde les gitans de l'autre côté du port Ils sont beaux d'ici je ne vois pas leurs têtes Ils sont juste beaux d'être Tous ensemble devant leurs caravanes A s'agiter autour de leur conversation Ils doivent parler trés fort J'en entends des bribes par dessus le bruit des voitures Leur présence rayonne sur le port On sent qu'ils existent très fort C'est pas comme l'autre qui vient avec sa porche Surveiller son petit voilier Ni même comme les clodos du pont Qui eux rayonnent la résignation d'ailleurs ils sont partis Peut-être bien à cause des gitans Une petite boule rouge s'active autour du groupe Elle tient un balai qui fait deux fois sa taille Elle fait des pas immenses et secs Et le manche virevolte au dessus de sa tête Elle paraît chargée d'électricité D'ici sa robe lui tombant jusqu'aux pieds M'apparaît comme un cerf-volant Frétillant dans le soleil de printemps Je t'avais peints ce tableau avec des mots Mais j'ai gardé pour moi cette lettre Cette journée qui m'ouvrait sa fenêtre.
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